Forum sur la culture des plantes

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 question sur la pharmacopée

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botanik
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MessageSujet: question sur la pharmacopée   Ven 1 Fév 2008 - 23:04

Aujourd'hui je suis allé à la bibliothèque de la faculté de pharmacie pour continuer mes recherches sur Chaerophyllum. Les infos ou les études sur cette plante sont rarissimes.
Par contre, j'en ai profité pour consulter la pharmacopée francaise Xème édition (2007). Pour résumé rapidement, la pharmacopée francaise est un répertoire officiel qui ennonce toutes les substances végétales utilisées en pharmacie à des fins pharmaceutiques. Presque toutes les plantes qui existent en france et qui présente un quelconque interêt médicinal y sont référencées. La plupart des plantes dont nous parlons sur ce forum y sont d'ailleurs mentionnées.
La loi (code de santé publique) indique que toutes les plantes référencées sont sous le monopoles des pharmacies et ne peuvent être commercialisées que par des pharmaciens.
Mais il y a une chose qui m'échappe : Est-ce que la loi parle de la vente de ces plantes monopolisées à des fins thérapeutique, ou bien elles sont monopolisées sous toutes leurs formes et pour tous les usages ? Par ce que cela me paraît un peu difficile à appliquer ça...
Si quelqu'un s'y connaît un peu en legislation ou en pharmacie, cela m'interesserait beaucoup d'avoir quelques éclaircisements...
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Arpapa
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MessageSujet: Re: question sur la pharmacopée   Ven 1 Fév 2008 - 23:12

L'on ne peux pas vendre une plante dans un but medicinale j'entend par la dire que tel ou tel plante peux servir a guerir tel ou tel chose, sans avoir un diplome en pharmacie
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MessageSujet: Re: question sur la pharmacopée   Ven 1 Fév 2008 - 23:25

Donc cela veut dire que sous condition de ne pas faire mention de l'usage thérapeutique, et dans la mesure où elles ne sont pas classées dangeureuses ou stupéfiantes, ces plantes sont en vente libre ? (je sais que parfois je suis lent à comprendre lol).

Mais dans ce cas, à quoi sert la liste des 34 plantes (bientôt plus je crois) qui, sous réserve de vente en l'état (c'est a dire séchées) et sans mention thérapeutique, qui sont en vente libre ? Quelle est la différence avec les autres ?
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MessageSujet: Re: question sur la pharmacopée   Ven 1 Fév 2008 - 23:49

je pense que la différence avec les 34 plantes autorisées actuellement à la vente c'est qu'en cas de surdosage il y a un risque toxique (comme pour les 3/4 des plantes ...),d'où le prétexte que celles hors liste ne peuvent être vendues que en pharmacie, alors que la plupart des pharmaciens y connaissent rien aux plantes ... Ces 34 plantes étant principalement des aromatiques aux yeux de l'état.

De plus l'industrie pharmaceutique, les lobbies des laboratoires et les taxes sur les produits synthétiques vendus engraisse bien les caisses de l'état, donc ils ne souhaitent pas démocratiser la medecine naturelle car si les gens se soignent par la nature tout un système économique va s'effondrer (alors que tous les produits chimiques medicaux sont des synthèses de molécules naturelles)...

Je fais d'ailleurs une formation en naturopathie et je crois que je vais devoir m'accrocher pour me lancer en libéral à terme, ou alors je devrai biaiser le système par les termes évasifs quand à la medecine que je pratiquerais et en plus non remboursé par la secu Sad ...
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MessageSujet: Re: question sur la pharmacopée   Sam 2 Fév 2008 - 0:13

Arpatec qui ne cite pas ces sources comme souvent:
Citation :

L'on ne peux pas vendre une plante dans un but medicinale j'entend par la dire que tel ou tel plante peux servir a guerir tel ou tel chose, sans avoir un diplome en pharmacie

As tu un article de loi la dessus, ou quelque chose du syndicat des pharmaciens, ne balance pas des choses sur un sujet sérieux sans citer de sources sérieuses.
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MessageSujet: Re: question sur la pharmacopée   Sam 2 Fév 2008 - 0:17

il a raison on ne peux pas vendre et prescrire des plantes pour soigner des gens sans diplome medical ou en pharmacie. Sauf cette fameuse liste des 34 plantes ... je peux te le confirmer je l'ai lu de source officielle
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MessageSujet: Re: question sur la pharmacopée   Sam 2 Fév 2008 - 0:23

Arpatec ( mon ami, je sais je te taquine beaucoup mais c'est amical) ou Natural donnez vos vos sources (j'ai pas le courage de chercher).
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MessageSujet: Re: question sur la pharmacopée   Sam 2 Fév 2008 - 0:42

Une diversité énorme de savoirs et de plantes, en voie de disparition…

En France, le métier de l’herboristerie a été supprimé depuis 1941. Dans le même temps les ordres des médecins et de la pharmacie sont créés. Pourtant les métiers de l’herboristerie et de producteurs de plantes médicinales et aromatiques reposent sur des savoirs colossaux et une diversité immense de plantes et d’usages. Les qualités d’une plante dépende du milieu où elle se trouve et du stade précis où elle est cueillie. De plus, pour une même plante, les parties de celles-ci peuvent avoir des vertus différentes. Ainsi la bourrache est à la fois un légume couramment consommé en Espagne et une plante médicinale aux vertus reconnues, qui sont différentes selon son stade de croissance et la partie de la plante utilisée : adoucissante, sudorifique, fébrifuge, diurétique,…. Tous les actes du producteur – cueilleur demandent donc une bonne connaissance du fonctionnement de la plante dans son milieu, et de l’être humain ou de l’animal qui va s’en servir. Or, il n’existe plus de formation reconnue en France. Les seuls vrais diplômés en herboristerie sont 80 en France et ont plus de 80 ans... La botanique quant à elle, n’est plus enseignée. En Allemagne et en Italie, il existe des formations mais pas de diplôme. Pourtant sur la planète, 80% de la population se soigne encore avec des plantes médicinales, tout comme plus de 90% de paysans utilisent des semences paysannes… Le résultat : les quelques producteurs de plantes médicinales en circuits courts sont maintenant les relais de ces savoirs, traditions et savoirs-faire liés à l’utilisation des plantes, malheureusement en voie de disparition rapide.

…remise en cause par une réglementation complexe et contradictoire

En France, les plantes médicinales et aromatiques relèvent avant tout de la législation des plantes de la pharmacopée : la commercialisation de ces plantes ou partie de plantes (racines, fleurs, etc.) est sous monopole de la pharmacopée et soumise à une procédure d’autorisation de mise sur le marché, comparable à celle existante pour les médicaments ou les produits phytosanitaires. En France seules 34 plantes sont dites « libérées » (décret n° 79-480 du 15 juin 1979) ce qui signifie que bien que dépendant de la pharmacopée, elles peuvent être commercialisées librement en tant qu’aliment ou condiment (camomille, menthe, tilleul, verveine,…). D’autres pays européens, comme l’Espagne, l’Allemagne, la Belgique, la Grande Bretagne, l’Italie ont respectivement libéré 96, 341, 366, 400 et 1034 plantes médicinales, ce qui pose un problème au niveau du marché commun et continu qu’est l’Union européenne. La législation pharmaceutique européenne est en cours d’élaboration… Par ailleurs en France, la législation souffre d’une complexité qui la rend souvent inapplicable. Ainsi l’Asperge, l’Avoine, le Blé, le Café, le Maïs, le Riz, le Seigle, la Pomme de Terre, ou le Radis noir sont inscrites à la pharmacopée, ce qui interdirait en principe leur vente libre ! Inversement, de nombreuses plantes (même éventuellement toxiques) ne sont pas inscrites à la pharmacopée et donc se trouvent en vente libre… Bref toute la difficulté réside dans la manière dont on détermine la frontière entre un aliment, un condiment et un médicament alors que la nature a bien donné aux plantes toutes ses vertus, variables dans le temps et suivant la partie de plante concernée. Dans une récente et légitime tentative de mettre de l’ordre dans cette confusion ambiante, l’AFSSAPS (Agence Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé) a entrepris de réviser la liste des plantes inscrites à la pharmacopée en 2003. Il y aurait un plus grand nombre de plantes ou parties de plantes libérées, mais cela concerne peu de plantes indigènes connues pour leurs usages traditionnels (ex : la fleurs d’aubépine serait réservé à la pharmacie alors que le fruit serait libéré ! Il y aurait en plus une liste de plantes qui deviendraient purement et simplement interdites (même à la pharmacie !) comme la consoude et la bourrache. Cette dernière contient des traces de Pyrrolzine (hépatotoxique), mais cette toxicité n’apparaîtrait que par l’absorption de cette plante en gélule ou en poudre. L’usage traditionnel, par l’eau (infusion) n’extrait pas apparemment cette molécule. Cette plante est également utilisée comme aliment sans qu’il n’y ait jamais d’intoxication reconnue.

Enfin pour parfaire le tableau, il faut ajouter deux autres réglementations européennes en cours d’élaboration qui pourraient renforcer ou au contraire remettre en cause ces monopoles de commercialisation :

La directive européenne « allégation » sensée définir comment décrire les effets d’un médicaments et produit de bien-être. En discussion depuis 2 ans, son élaboration est ardue du fait de grandes différences culturelles à ce sujet entre divers pays européens.

La directive européenne (2002/46/CE du parlement européen et du conseil du 10 juin 2002) définissant ce qu’est un « complément alimentaire » : celle-ci est adoptée mais en retard de transposition en France. De plus cette directive ne concerne pour le moment que les vitamines et minéraux, les plantes dépendant toujours des réglementations et législations de chaque état.

Des enjeux économiques, sociaux, environnementaux et culturels énormes…

Il est bien évident que selon qu’une plante sera un « médicament », un « condiment » ou un « complément alimentaire », les enjeux économiques sont colossaux, puisque dans un cas, l’industrie pharmaceutique a le monopole total de la commercialisation.
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MessageSujet: Re: question sur la pharmacopée   Sam 2 Fév 2008 - 0:52

un petit lien plus explicatif :

http://plantes.sauvages.free.fr/pages_lecons/lecon09_03_.htm
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MessageSujet: Re: question sur la pharmacopée   Sam 2 Fév 2008 - 0:53

résumé de ce qui nous intéréssait :

Les plantes médicinales, si elles sont inscrites à la Pharmacopée, relèvent du monopole pharmaceutique. D'après le code de la santé publique, article L. 512, " la vente des plantes médicinales inscrites à la Pharmacopée est réservée aux pharmaciens ". Il en est de même pour " les huiles essentielles ainsi que leurs dilutions et préparations ne constituant ni des produits cosmétiques, ni des produits à usage ménager, ni des denrées ou boissons alimentaires ". La vente au public des huiles essentielles a été ajoutée au monopole des pharmaciens en 1984.

Le décret n°79-480 du 15 juin 1979 définit une liste très restrictive de 34 plantes médicinales, dont la vente est libre dans tout commerce à condition qu'aucune indication thérapeutique majeure ne soit mentionnée. Ces plantes sont les suivantes : bardane, bouillon blanc, bourgeons de pin, bourrache, bruyère, camomille, chiendent, cynorrhodon, eucalyptus, frêne, gentiane, guimauve, hibiscus, houblon, lavande, lierre terrestre, matricaire, mauve, mélisse, menthe, ményanthe, olivier, orange, ortie blanche, pariétaire, pensée sauvage, pétales de roses, queues de cerise, reine des prés, feuilles de ronce, sureau, tilleul (fleurs et bractées), verveine, violette.
Ces plantes ne peuvent être vendues mélangées entre elles ou avec d'autres à l'exception des 7 plantes suivantes : tilleul, verveine, menthe, oranger, camomille, cynorrhodon, hibiscus.
Cependant, une centaine d'autres plantes sont tolérées dans les rayons des plantes médicinales, dans la mesure où ce sont des plantes à usage condimentaire, aromatique ou cosmétique. C'est ainsi que le thym et le romarin, qui ne figurent pas dans la liste des plantes en vente libre, font partie de la liste des plantes condimentaires. Toutes les plantes qui ne figurent pas dans ces deux listes tombent sous le monopole des pharmaciens. Les plantes en vente libre doivent être conditionnées " en l'état ", c'est-à-dire qu'elles ne doivent pas être transformées, afin qu'on ne les assimilent pas à des médicaments.
Il est à noter que dans d'autres pays de l'Union européenne, ce monopole est nettement moins important : 360 plantes sont en vente libre en Belgique et 200 en Italie.
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MessageSujet: Re: question sur la pharmacopée   Sam 2 Fév 2008 - 1:02

Rhooo wizlem punaise si je devais me souvenir des endroits ou je lis tel ou tel choses, j'en finirais plus.

Seul un pharmacien peux dire les effets d'un quelqu'onque produit, en le vendant. Car il faut un diplome en pharmacie. Que ce soit medicinal, ou entheogene, il le faut c'est la loi !

Sinon meme nos produits illégaux, le chanvre, par exemple si ethno souhaitait en cultiver et en vendre (idem pour un particulier) il faut une autorisation de l'etat, la culture est tres tres reglementé (tenu de cahier tres strict), et il n'aurait le droit d'en vendre qu'aux pharmacies ainsi qu'aux bureaux d'etudes. Dans une commune avoisinante de chez moi, un particulier a une serre industrielle qui est totalement remplie de plans de chanvre, qu'il vend ensuite en toute legalités dans un bureau d'etude sur nancy

edit : Exact uniquement sur cette trentaine de produits qu'il est pas obligatoire d'etre diplomé en pharmacie...Lol ce sont les produits que l'on trouve le plus souvent dans les tisanes non ? et tout le monde peux vendre des sachets pour tisane, tant que ca ne comporte pas une autre plante
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MessageSujet: Re: question sur la pharmacopée   Sam 2 Fév 2008 - 12:20

Merci pour ton travail de recherche Natural ça c'est de la réponse précise.
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